À Cassel, petite cité perchée des Flandres élue village préféré des Français en 2018, la mairie vient de siffler la fin de la croissance sans limite des locations touristiques type Airbnb. Depuis le 1er août 2026, un quota fixe à 30 le nombre maximal de résidences secondaires pouvant être louées aux touristes sur la commune, une décision qui vise à préserver l’équilibre entre vie locale et attractivité touristique.
Un village plébiscité, un marché locatif sous tension
Avec un peu plus de 2 000 habitants, Cassel n’a rien d’une métropole. Mais depuis son sacre de village préféré des Français, la commune des Hauts-de-France attire chaque année davantage de visiteurs, et avec eux, davantage de propriétaires tentés par la location courte durée. La mairie a recensé environ 35 hébergements touristiques sur son territoire, un chiffre presque équivalent à celui de la ville voisine de Hazebrouck, qui compte pourtant dix fois plus d’habitants. Une concentration jugée disproportionnée par les élus locaux, soucieux de ne pas transformer le cœur du village en résidence de vacances permanente.
Un quota de 30 locations, une autorisation obligatoire
Le dispositif adopté par la commune ne concerne que les résidences secondaires proposées à la location touristique : les résidences principales et les simples chambres chez l’habitant restent en dehors du champ de la régulation. Concrètement :
- Tout propriétaire souhaitant louer une résidence secondaire à des touristes doit déposer un dossier en mairie et obtenir une autorisation administrative.
- Les propriétaires déjà installés sur le marché ont jusqu’au 30 septembre 2026 pour régulariser leur situation ; ils seront prioritaires dans l’attribution des 30 places disponibles.
- Les nouvelles demandes ne seront examinées qu’une fois ce premier contingent traité, et seulement s’il reste des places disponibles.
Jusqu’à 10 000 euros d’amende en cas de non-respect
La mairie ne compte pas se contenter d’un simple appel au civisme. Les propriétaires qui continueraient à louer leur bien sans autorisation s’exposent à une amende pouvant atteindre 10 000 euros. Un signal fort, destiné à dissuader les contournements et à garantir que le plafond fixé soit réellement respecté sur le terrain, et non seulement sur le papier.
Une tendance qui gagne aussi les petites communes françaises
Cassel n’est pas un cas isolé. Après des métropoles comme Lille ou Dunkerque, ce sont désormais aussi des villages de quelques milliers d’habitants qui se dotent d’outils pour encadrer les meublés de tourisme, signe que la pression locative née du succès touristique ne concerne plus seulement les grandes villes. Pour les habitants, l’enjeu est de conserver des logements disponibles à l’année et une vie de village préservée. Pour les visiteurs, la commune continue de miser sur son patrimoine et son offre touristique plutôt que sur une multiplication sans limite des hébergements. Les propriétaires intéressés par ce type d’investissement immobilier locatif ont quant à eux tout intérêt à se renseigner en amont auprès de leur mairie avant tout achat, un réflexe que nos conseils pratiques recommandent systématiquement pour ce genre de projet.
Questions fréquentes
Le quota de 30 locations Airbnb à Cassel concerne-t-il aussi les résidences principales ?
Non. La régulation ne vise que les résidences secondaires louées à des touristes. Les résidences principales et les chambres chez l’habitant ne sont pas concernées par ce quota.
Que risquent les propriétaires qui louent sans autorisation à Cassel ?
Ils s’exposent à une amende pouvant aller jusqu’à 10 000 euros s’ils continuent de proposer leur bien à la location touristique sans avoir obtenu l’autorisation de la mairie.
Jusqu’à quand les propriétaires déjà en activité peuvent-ils régulariser leur dossier ?
Les propriétaires qui louaient déjà leur résidence secondaire avant la mise en place du quota ont jusqu’au 30 septembre 2026 pour déposer leur dossier en mairie ; ils sont prioritaires dans l’attribution des places.
Sources
ICI Hauts-de-France —
France 3 Hauts-de-France —
Franceinfo
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

