À Pauillac, petite ville du Médoc bien connue pour ses grands crus, un nouveau moteur économique est en train de s’imposer : le tourisme de croisière. Sur des quais entièrement réhabilités, la commune girondine a accueilli cet été un paquebot géant transportant 1 700 passagers, une première qui illustre l’ambition du port de devenir une escale incontournable de l’estuaire de la Gironde.
Des quais industriels reconvertis pour les paquebots
Les quais de Pauillac n’ont pourtant rien d’un décor taillé pour la croisière à l’origine. Il y a encore quelques années, ils servaient au transbordement de pièces d’Airbus A380, avant d’être réhabilités pour accueillir des navires trop grands pour remonter jusqu’au centre de Bordeaux. Avec plus de 1 300 mètres de linéaire, il s’agit du plus long front fluvial de l’estuaire, un atout que la commune a choisi de mettre au service du tourisme plutôt que de le laisser à l’abandon.
Le terminal de Pauillac-Trompeloup, situé à 1,6 km du centre-ville, peut aujourd’hui recevoir des navires jusqu’à 320 mètres de long. Une seconde phase du projet, avec l’installation d’un ponton flottant et d’un véritable terminal maritime, doit encore faire grimper cette capacité à environ 340 mètres.
Une saison 2026 déjà record
Le Médoc vit une année particulière : 38 escales de paquebots sont prévues en 2026 sur les deux ports capables d’accueillir de grands navires, Pauillac et Le Verdon-sur-Mer, un record. Parmi les bateaux attendus figurent le Queen Victoria, le Queen Anne, ou encore l’Explora III, ses 245 mètres en faisant le plus grand navire jamais amarré à Pauillac.
- 1 700 passagers accueillis lors de la première escale d’un paquebot géant à Pauillac
- 38 escales programmées en 2026 sur l’ensemble du Médoc, un record de saison
- 320 mètres : la longueur maximale des navires actuellement accueillis, appelée à passer à 340 mètres
- 2024 à 2026 : trois années « test » avant le lancement de la phase 2 du projet portuaire
Quelles retombées économiques pour la commune ?
Pour la mairie, ce pari touristique s’inscrit dans un nouveau modèle de développement économique local. Selon le maire de Pauillac, Philippe Barraud, les dépenses par passager débarqué peuvent varier de 50 à 200 euros, une manne pour les commerces, cavistes et restaurateurs de la ville, à proximité immédiate des vignobles des Grands Crus du Médoc. Le port conserve par ailleurs ses activités historiques, notamment l’exportation de vins et le transport de pièces aéronautiques, ce qui en fait l’un des ports les plus actifs de Gironde.
Cette diversification illustre une tendance plus large observée dans plusieurs communes viticoles ou portuaires françaises : transformer une infrastructure industrielle existante en atout touristique, sans attendre de lourds investissements publics supplémentaires. Une piste que d’autres entreprises locales et collectivités du littoral observent de près.
Un modèle encore à confirmer
Les années 2024 à 2026 sont explicitement présentées comme une période de test, destinée à évaluer la satisfaction des compagnies de croisière et la capacité du territoire à absorber ces arrivées ponctuelles de plusieurs centaines, voire milliers, de visiteurs. La réussite durable du projet dépendra autant de la fréquentation que de la capacité des acteurs économiques locaux à structurer une offre d’accueil (guides, transport vers les châteaux, restauration) à la hauteur de l’affluence.
Questions fréquentes
Pourquoi Pauillac attire-t-elle désormais des paquebots de croisière ?
Ses quais, historiquement dédiés au transport de pièces Airbus et à l’exportation de vin, ont été réhabilités pour accueillir de grands navires trop imposants pour remonter jusqu’au centre de Bordeaux, tout en offrant un accès direct aux vignobles du Médoc.
Combien de paquebots sont attendus en 2026 ?
38 escales sont prévues sur l’ensemble du Médoc en 2026, réparties entre les ports de Pauillac et du Verdon-sur-Mer, un record pour une seule saison.
Quelles retombées pour l’économie locale et les entreprises du secteur ?
Selon le maire de Pauillac, chaque passager débarqué dépense entre 50 et 200 euros localement, ce qui profite aux commerces, cavistes et prestataires touristiques, un enjeu suivi de près par les acteurs de l’économie locale.
Sources
- ICI Nouvelle-Aquitaine — Escale inédite à Pauillac
- Le Journal du Médoc — Un record d’escales pour l’année 2026
- Aquitaine Online — Pauillac, projet d’accueil des paquebots de croisière
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

